mercredi 15 mai 2019

Philippe LECOMTE peintures

https://www.philippelecomte.fr/vid%C3%A9os/



"Mon travail porte sur le corps et ne cherche pas systématiquement à prendre en compte sa représentation

Aussi ma tentative s'oriente-t-elle vers la sensation avec une volonté d'évocation.

Plus ou moins réalistes, plus ou moins abstraites, mes peintures et mes dessins ne cherchent pas la stricte cohérence mais une écriture spécifique en accord avec ce propos.

Je m'intéresse autant à la surface qu'à ce qu'elle recouvre, car le visible ne me semble pas être le sujet de la peinture.
Si cela était il suffirait d'ouvrir les yeux.
Chacun sait que la réalité descriptible n'est qu'une part de la réalité
La peinture ne peut être illustrative, elle ne montre pas : elle découvre."

mercredi 10 avril 2019

Sezny PÉRON, ardoise et Fabien JOUANNEAU PEINTURES

ARTS RADEN réouvre ses portes



                                                                    Sezny PÉRON
                                            http://dadalegarrec.wixsite.com/sezny-peron





Ses noires plaques d’immensité  Le noir est son territoire habité, et même les lumières qui frappent l’ardoise, sa matière vive, sont opaques. “Partir du noir, sortir du trou, et taper dans la matière“. Sezny Peron trouble à l’infini le cadre rigoureux d’une forme primitive initiale. Il travaillait naguère, en taille directe, le bois que sculptait son père ébéniste. Des statuettes en ronde bosse. Puis l’abstraction s’est approchée. On pourrait deviner les influences lointaines d’un Marfaing ou d’un Soulages. Et l’ardoise est venue, née d’anciennes carrières des Montagnes Noires de Bretagne… “Certaines ardoises ont vécu, et viennent de toits d’hommes, après contact du vent, de la pluie et du gel“. Matière et mémoire humaine s’étreignent à vif dans ces œuvres tranchées au scalpel. Art d’élan, de lignes, et d’ouverture, avec des structures linéaires parfois implacables, parfois fragiles, “qui vacillent et qui vibrent“. Sezny Peron part d’une structure initiale apparemment simple, ou plutôt simplifiée, pour ensuite la perturber subtilement, sans jamais la bouleverser. Le chaos n’est pas son fort, et chez lui, la création dit et respecte l’énigme de la création…Dans cette œuvre intemporelle et silencieuse, surgissent “des pierres qui défient le temps“. On voit donc des cicatrices d’univers, riches de flux, de souffles et de courants, et des miroirs absorbants, ou même aveugles, d’intime humanité. Sezny Peron crée de pures et sombres vagues d’étendues marquées de plis sensuels, voire de fentes sexuelles. L’espace fendu s’exprime en millénaires faillés qui fouilleraient la puissance infinie des ténèbres. Lyrisme cependant retenu, et toujours pudique, parfois joliment hermétique. Sensibilité pierreuse et secrète, traversée de trouées.Le vocabulaire plastique de Sezny Peron est étonnant de sobriété, de décantation formelle, et de dépouillement mental. Fulgurante austérité. Langage de nudité.Christian Noorbergen


« J'utilise l'ardoise des toitsJ'aime leur bleu aux nuances affinées par les années, leurs lignes de surface, leurs vibrations dans le tranchant, j'aime leur dureté de roche, leur fragilité de feuille. » « En passant de l'état de feuille à l'état de bloc, elles me racontent leurs origines... En me dévoilant un peu de leur histoire, elles m'aident à écrire la mienne »



Fabien JOUANNEAU
www.facebook.com/jouanneaufabien



Les œuvres de Fabien Jouanneau sont autant d’invitations à traverser la surface translucide pour pénétrer dans un monde en apesanteur. Un monde qui conjugue l’expansion d’espaces potentiellement illimités et l’exiguïté d’un volume confiné. Intimité et universalité y coexistent et s’entrechoquent, au gré de l’imagination ou des états d’âme du spectateur {…}
Il nous livre une sorte de radiographie – ou plutôt une radioscopie – d’un espace énigmatique, insaisissable et palpitant, vibrant avec la lumière, répondant aux déplacements de l’observateur. On devine, chez lui, une course aussi désespérée qu’effrénée pour s’emparer des réalités vivantes avant qu’elles ne s’anéantissent définitivement. On y décèle une empathie amoureuse pour des riens insignifiants, pour des corps évanescents, à la matérialité éphémère, échappant à l’étreinte au moment même où l’on pense les empoigner. Son travail se ferait ainsi l’écho du propos de Victor Hugo: «Aimer un être, c’est le rendre transparent. »
Louis Doucet, 2015.



jeudi 4 avril 2019

Échange autour de Riopelle




Un après midi passionnant qui a permis une approche très vivante de l'artiste. Le public était au rendez-vous.










En marge de l’exposition « Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle » de Landerneau,
vous êtes cordialement invités à un 
échange organisé à la Galerie Arts Raden.
Hélène et Dominique Poisot (d'ARTEVA) évoqueront les expositions de Riopelle qu’ils ont réalisées ainsi que le projet interrompu de sa Fondation en France. Ils aborderont également la nature et l’originalité du personnage qu’ils ont bien connu à la fin de sa vie, au Canada.

Dimanche 7 avril 2019 à 15h
chez Arts Raden
Kerdréanton
29710 Plogastel Saint-Germain

Nombre de places limité.
Sur réservation uniquement
Par téléphone : 06 16 38 35 95
Ou par e-mail : artsraden@gmail.com

samedi 5 janvier 2019

Tous nos voeux

L'équipe associative vous souhaite une belle année 2019
Au plaisir de vous retrouver au printemps


La nature aussi fait de belles choses : sol volcanique
La concurrence est rude !





lundi 12 novembre 2018

Gravures : Mariela Canchari et Yves Noblet, sculptures : Gaël Péron

                        Petit aperçu de l'exposition, simplement pour vous inciter à vous déplacer !
Ouvert tous les jours de 15 à 19H jusqu'au 23 décembre.
Le 23 décembre Gaël Péron sera présent














Attention changement de formule : ouvert tous les jours du 15 au 23 décembre








LES TECHNIQUES DE LA GRAVURE

La gravure est un procédé soustractif, le graveur enlève, le peintre ajoute.
La main s'arme de toutes sortes de prolongements pour s'attaquer à des surfaces dures.
La main outillée pénètre le matériau (bois, métal...) pour y perpétrer des tailles plus ou moins fines.
Une gravure est dite originale si le travail est effectué directement par l'artiste lui-même.


LA GRAVURE EN RELIEF

La gravure sur bois de fil
La planche à graver est découpée dans le sens du fil, dans la sens de l'arbre.
La graveur dessine à l'encre sur le bois, détoure le dessin avec un canif. Ensuite avec une gouge, il creuse le blanc du dessein. Celui-ci se trouve ainsi en relief.

La gravure sur bois debout
La planche à graver est coupée transversalement au sens de l'arbre. Le fil est debout.
La dureté et la densité du bois employé (le buis) permet de graver au burin avec beaucoup de finesse. Le graveur creuse le bois en épargnant le dessin.


LA GRAVURE EN CREUX

La gravure au burin
Sur une planche de métal, généralement de cuivre poli, avec un burin ((tige d'acier) le graveur creuse le métal pour y inciser son dessin. Ce sont les sillons creusés par le burin qui formeront le dessin.

La gravure à la pointe sèche
Le graveur dessine sur la plaque de métal avec une point d'acier très aiguisée. Les griffures plus ou moins profondes ainsi obtenues forment des creux (tailles) et des aspérités (barbes) qui retiendront l'encre au tirage, donnant ainsi un trait volontaire.

La gravure à l'eau forte 
Sur une plaque de cuivre recouverte d'un vernis, le graveur dessine à la pointe, mettent à nu le métal. Cette plaque plongée ensuite dans u acide nitrique dilué « eau forte » ou dans un perchlorure de fer sera creusé à l'endroit du dessin, plus ou moins fortement par l'acide, selon la force de celui-ci et le temps d'immersion.

La gravure à l'aquatinte
Le graveur saupoudre la plaque de cuivre de résine de poudre, selon l'effet désiré. Il chauffe ensuite la plaque afin de faire adhérer la poudre. Cette résine devient un vernis troué d'une multitude de petits espaces. L'acide mord aux endroits où il n'y a pas de résine. Du vernis protège les parties de la composition qui doivent rester blanches.

La gravure au vernis mou
Un vernis qui restera souple est posé sur la plaque. Une feuille de papier à dessin est placée sur ce dessin. Le graveur dessine sur ce papier. Le vernis s'accroche aux aspérités du papier et  dégage ainsi le cuivre le mettant à nu selon le tracé du dessin. La plaque est ensuite plongée dans l'acide. La morsure de l'acide révèle une gravure « en manière crayon »

La gravure au sucre 
C'est un mélange de sucre et de gouache (ou d'encre de Chine) appliqué en dessin sur la plaque dégraissée. Puis celle-ci est vernie, avec un vernis léger sur toute la plaque. On peut attendre ou non que la plaque soit sèche ; elle est passée sous l'eau tiède, ou dans un bain d'eau claire. Le sucre humidifié fait sauter le vernis à l'endroit des surfaces peintes.

On peut alors appliquer la résine (colophane) sur toute la surface, la fixer en chauffant la plaque et passer celle-ci à l'eau-forte (acide nitrique ou perchlorure de fer dilué). Il va y avoir morsure à l'endroit des surfaces peintes et résinées.


Mariela Canchari


Connue dans le domaine artistique sous le nom de Maca’n
"Chaque œuvre est le fruit d’un savant et délicat travail de gravure dans lequel l’artiste n’hésite pas à multiplier les techniques, utilisant à la fois la taille directe (pointe sèche, burin, etc.) et la taille indirecte à l’eau-forte ou aquatinte."





gael.peron673.wix.com/site
Gael Péron

                                                                   Menez barre  29510 Edern 06 38 72 97 82

J'ai choisi le bois car j'aime profondément ce matériau vivant et généreux. Après avoir longtemps pratiqué la taille directe, mes derniers travaux s'enrichissent de compositions et d'accumulations d'éléments incrustés sur des verticalités ou "colonnes" et ce principalement dans des "bruts" de chêne et de châtaignier.
Je recherche des respiration afin que "le bloc" développe une rythmique qui consacre à la fois l'harmonie de la courbe et la rupture de l'angle.. La lumière peut s'inviter dans quelques trouées et cheminer au gré de fentes naturelles ou "passages "provoqués, interstices imaginaires et sensibles.




Yves NOBLET

« Je me suis rendu au sol avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan ! »
A. Rimbaud

Souvenirs, la liberté des chemins de l’enfance à travers champs

Aujourd’hui encore, marcher, parcourir un paysage me procurent une sensation d’espaces multiples et d’horizons toujours renouvelés – à redécouvrir.
Le paysage demeure le motif principal de ma gravure, ce qui revient à choisir et fixer s’il se peut la présence d’un lieu, sa densité, son aire. 
Pour l’exprimer, une suite de gravures sur le motif s’impose, la vision évolue au cours de la réalisation de son dessin et entraîne des changements de formats, de compositions, de techniques ; mais au fond, c’est la circulation entre l’œil, le paysage et la main qui signifiera l’espace du lieu.
Les techniques de la pointe-sèche, de l’eau-forte au trait, à l’aquatinte ou au carborundum, ne sont jamais utilisées pour elles-mêmes mais pour dire la forme, le volume dans un langage plastique au plus près de la sensation.
Artisan, lorsque j’imprime mes estampes, j’évite toute « cuisine ». La qualité du tirage répond à la qualité de la gravure et c’est la franche expression du noir qui fera vivre le blanc, le grain du papier.
C’est de cette façon que je tente de lier ma vision du paysage à un espace figuré, transposé dans le zinc, puis sur la feuille.

Ne pouvant être présent au vernissage, je tiens à remercier vivement l’association Arts-Raden pour l’accrochage, la communication et pour les divers préparatifs utiles à cette exposition.


                                                                               Yves Noblet – novembre 2018




vendredi 5 octobre 2018

Lecture Paol KEINEG

Le dimanche 7 octobre à 15H à la galerie Arts RadenPaol Keineg
viendra lire des extraits de son dernier ouvrage
"DES PROSES qui manquent d'élévation"  2018
publié chez Obsidiane